Tout d’abord, quelques définitions:

Définitions :

 

Synopsis : Résumé de film constituant la première ébauche d’un scénario. Un synopsis n’est pas un exercice littéraire en soi. Son but est de donner sous forme condensée une idée précise d’un projet de film : Présenter en quelques pages le contexte général d’une histoire (lieux, époque…), la nature des personnages principaux, ainsi que la structure de l’intrigue.

Ecrit au présent de l’indicatif, le contenu importe plus que le style ; le fond prime sur la forme.

Imagination pure ou fiction à l’état brut, son interprétation dépend ensuite de la vision du lecteur…

 

 

 

Pilote : Premier épisode d’une série télévisée. Son but est de poser le décor de l’histoire, et de présenter les principaux personnages qui interviendront au fil des épisodes à venir.

Publié dans : Non classé | le 1 décembre, 2006 |1 Commentaire »

Synopsis: « BERTRAND » (auteur : Denis ROY)

 

« BERTRAND »

Synopsis 

An 1340, le domaine de la Motte-Broons, au cœur de la forêt bretonne. A l’heure où l’automne cède le pas aux premières froidures de novembre, les paysans finissent d’engranger les provisions nécessaires à la trêve hivernale…

Certains d’entre eux sont employés au château où règne l’effervescence : En effet, fidèle à la tradition, le seigneur Reynaud du GUESCLIN (50/55 ans) a convié ses voisins et amis à la dernière grande chasse de l’année, celle de St Hubert : Si ses moyens ne lui permettent pas de le faire plus souvent, il met un point d’honneur à ce que ce rendez-vous soit réussi, aussi, hommes et bêtes ne sont-ils pas ménagés à la tâche…

Tandis que les valets s’affairent aux préparatifs, une autre agitation règne dans la cour. Les gens d’armes, galvanisés par l’imminence de l’action, mettent la dernière touche à leur entraînement : Corps à corps, combats à l’épée et concours de tirs à l’arc se multiplient, chacun voulant être en forme et se distinguer le jour dit…

Parmi eux, Bertrand (20/25 ans), le fils du maître : Petit, pas bien beau, il est par contre doté d’une force et d’une volonté peu communes, qui en font l’un des meilleurs chasseurs de la région. Seuls un fichu caractère et un penchant à se battre, plutôt qu’à s’instruire, lui valent de fréquentes remontrances de la part de son père…

Le grand jour arrive. Après la messe, une envolée de trompes et de clameurs salue le départ des chasseurs.

Tandis que des petits groupes s’éparpillent à travers la plaine environnante, Bertrand, préférant la solitude, se débarrasse de son invité au détour d’un buisson. Ayant recouvré la liberté de ses mouvements, il peut enfin s’élancer sérieusement dans la course…

Lorsqu’on signale un sanglier acculé par la meute, c’est à lui que revient l’honneur de l’achever, après un course endiablée. Puis, la nuit tombant, tout le monde rentre au château afin de goûter un repos bien mérité…

Bertrand, fier de sa prise, l’apporte toute dégoulinante de sang à sa mère. Malheureusement pour lui, celle-ci effrayée par tant de saleté et de puanteur, le rabroue violemment, lui enjoignant de quitter la salle à manger immédiatement !

Vexé, son fils jette alors la bête à ses pieds, avant de renverser la table commune. En sortant, il bouscule même son invité qui venait lui demander des comptes. N’ayant que faire de ses jérémiades, Bertrand l’assomme après une courte lutte.

Hélas pour lui, cette nouvelle parvient aux oreilles de son père, qui, voulant le punir une bonne fois, le fait enfermer dans une tourelle de l’enceinte.

Tandis que les autres oublient l’incident autour du festin, Bertrand tourne en rond comme un lion en cage…

(à suivre…)

Publié dans : Non classé | le 19 novembre, 2006 |Pas de Commentaires »

« Bertrand » (suite)

Au matin, lorsqu’une servante vient lui apporter à manger, il n’hésite pas et profite de l’occasion : Il bouscule la fille et, après avoir cheminé silencieusement dans les couloirs endormis, dérobe une monture aux écuries pour mieux s’enfuir dans la forêt…

Profitant de sa liberté, Bertrand chevauche à travers la campagne toute la journée… Enfin, le soir, poussé par la faim autant que par la nuit, il arrive tout penaud et crotté chez son oncle et sa tante, de riches bourgeois de Rennes.

Ceux-ci, surpris de cette visite tardive, sont toutefois enchantés d’offrir l’hospitalité à leur neveu qu’ils n’ont pas vu depuis longtemps. Le garçon s’installe donc sous la férule de sa tante, qui entend bien lui apprendre les bonnes manières !…

Les jours suivants, elle fait visiter la ville à son neveu, faisant découvrir à Bertrand un monde très différent de celui qu’il a quitté : Lui qui n’a connu que la campagne et l’air des champs, se retrouve plongé dans des rues bruyantes et animées. Les étalages des commerçants, tous plus fournis les uns que les autres, l’éblouissent de leurs richesses, lui attirant d’ailleurs des moqueries de la part de sa petite cousine, Mélisande (12/15 ans), amusée de sa naïveté…

Soucieux de l’occuper, son oncle engage Bertrand comme apprenti dans son magasin de fourrures, le garçon acceptant même de suivre des leçons de calcul avec sa cousine. Ne sachant ni lire ni écrire, il comprend par contre très bien les chiffres, réussissant même, grâce à l’aide de Mélisande, à rouler un client méfiant, à la plus grande satisfaction de la jeune fille…

Le temps passe, et Bertrand s’acclimate tant bien que mal au rythme des citadins. Le travail au magasin ne lui déplait pas trop, la seule contrainte pour lui étant de suivre sa tante à la messe le dimanche.

Malgré cela, il préfèrerait affronter un dragon à mains nues, plutôt que de le lui avouer…

Pourtant, au bout d’un moment, cette vie sans action commence à lui peser. Peu à peu, il se met à déserter l’échoppe pour fréquenter les tavernes. Là, entre autres gens, il se lie d’amitié avec un maître d’armes, qui accepte de l’entraîner, après que Bertrand l’ait sorti d’un mauvais pas, un soir…

Mélisande s’aperçoit du changement d’attitude de son cousin et, après une rapide enquête, découvre ses nouvelles activités. Au lieu d’en informer sa mère qui le lui demande, elle prend l’habitude d’observer Bertrand dans son entraînement, après ses cours, tout en ayant soin de rester dans l’ombre…

Les semaines passent et, avec le printemps revient la saison des tournois. Une joute doit justement avoir lieu à Rennes : En effet, soucieux de préserver l’avenir de la Bretagne, le Duc Jean II offre une fête à l’occasion du mariage de sa nièce Jeanne, avec le neveu du Roi, Charles de Blois. Bertrand, l’ayant appris, demande aussitôt à sa tante l’autorisation d’y participer ? Mais celle-ci se met dans une colère noire, ne comprenant pas que son neveu (c’est bien le fils de son beau-frère !) soit resté aussi fruste ?!

Furieux de ce refus, le garçon se réfugie alors dans sa salle d’armes où il passe sa rage sur son maître.

Mélisande, qui a surpris la dispute avec sa mère, l’aborde pourtant, se disant prête à l’aider s’il consent à l’emmener aux joutes ? D’abord étonné, Bertrand se laisse finalement convaincre, n’ayant de toute façon guère d’autre choix. Euphorique, il bat même son maître pour la première fois…

Comme à chaque fois qu’un tel événement se produit, une foule de forains et de marchands divers envahit les rues de la ville. Pris dans le tourbillon, Mélisande et Bertrand se démènent pour trouver de quoi équiper ce dernier pour le tournoi.

Enfin, la jeune fille ayant sacrifié sa dernière broche afin d’acheter le nécessaire, ils sont prêts lorsque débutent les éliminatoires…

Bertrand se débrouille plutôt bien. Bien qu’inexpérimenté, sa volonté tenace et son instinct du combat lui permettent de triompher.

Peu à peu, au fil des tours, il parvient en finale, à la surprise générale !

Le signal est donné : Les deux cavaliers s’élancent…

Alors que le choc va avoir lieu, Bertrand rompt tout à coup son assaut, évitant la lance de son adversaire. Le public pousse une clameur de surprise !?!…

Une deuxième, puis une troisième course ont lieu de la même façon, le garçon semblant désireux d’éviter l’affrontement. Dans les tribunes, le public commence à siffler le lâche !…

Descendant de cheval et se dirigeant vers son adversaire, Bertrand ôte alors son heaume et s’agenouille devant son adversaire… qui n’est autre que son père !

Celui-ci, flatté et fier de son fils, le reconnaît alors comme vainqueur, et lui remet lui-même le prix de sa victoire : Une superbe paire d’éperons !…

Le soir même, toute la famille commente les exploits de Bertrand autour du festin offert par le Duc.

Mélisande félicite son cousin, mais celui-ci lui avoue que sans elle, il n’aurait rien pu faire. Profitant d’un moment avec sa mère, le garçon lui demande si elle est fière de lui ? Hélas, la réponse n’est pas celle escomptée : Perplexe, il s’entend dire que ce n’est pas lui qui a gagné, mais que c’est son père qui s’est désisté en sa faveur ! Bertrand tourne alors les talons, perdu dans ses pensées : Il ne pouvait tout de même pas affronter son propre père ?!..

Enfin, le lendemain, après des adieux pénibles, il s’en retourne avec les siens au château. A peine a-t-il passé la porte de la ville, que Mélisande se jette sur son lit, en pleurs…

(à suivre…)

Publié dans : Non classé | le 19 novembre, 2006 |Pas de Commentaires »

« Bertrand » : suite et fin !

Chez lui, Bertrand retrouve vite ses habitudes : Il goûte à nouveau le plaisir de chevaucher à travers bois, et celui de traquer l’ours ou le cerf, avant de rentrer épuisé, au coin du feu. Son père l’ayant harnaché de pied en cap, il continue d’écumer les tournois de la région, les remportant les uns après les autres. Sa popularité devient telle, que même les Dames commencent à s’intéresser à lui…

 

Pourtant, malgré ses succès, son père le surprend parfois à soupirer, penché au-dessus des remparts. Alors que celui-ci l’exhorte à profiter de sa jeunesse, Bertrand l’étonne en partant chevaucher seul, des après-midis entiers. Il renoue même des liens étroits avec l’aumônier, surpris de son brusque intérêt pour la lecture et la philosophie !..

 

Un soir, alors qu’il rentre de la chasse, éreinté mais heureux de ses prises, Bertrand remarque un équipage inhabituel dans la cour.

Après un brin de toilette, il monte chez son père…

 

Qu’elle n’est pas sa surprise d’y trouver son oncle et sa cousine, dans les bras de laquelle il se jette avec effusions. Celle-ci lui apprend alors qu’elle va rester quelques temps, son père l’ayant accompagnée avant de se rendre à Paris !

Fou de joie, le garçon l’entraîne dans une visite de la demeure…

Les jours qui suivent, sont les plus beaux de sa vie pour Bertrand : Il passe tous ses moments avec Mélisande, jouant, riant, s’amusant ensemble, à la stupeur des paysans, surpris de voir un garçon aussi fort chevaucher en compagnie d’une enfant si frêle !…

 

Pour faire plaisir à Mélisande, Bertrand essaie de bien se tenir : Il épargne le gibier, n’assomme plus les gens qui le bousculent et, à l’entraînement quotidien, préfère écouter sa cousine chanter ou raconter des histoires, pendant que lui même se baigne ou construit une cabane dans une clairière…

 

Pourtant, une nouvelle vient gâcher leur bonheur : Bertrand doit se rendre à un tournoi où l’a convié Charles de Blois, qui se fait un plaisir de revoir un si courageux combattant. Ne pouvant refuser cette offre, il promet à sa cousine de revenir le plus vite possible !

Profitant de leur dernière soirée ensemble, les deux adolescents dansent autour du feu de la St Jean, avant de s’enfuir dans « leur » clairière…

 

Au bout d’un moment, voyant qu’il n’osera jamais faire le premier pas, Mélisande déclare sa flamme à son cousin ! Qui, soulagé, lui avoue alors la réciprocité.

S’étant promis l’un à l’autre, les deux jeunes gens s’endorment ensuite, main dans la main, la dague de Bertrand fichée entre eux…

 

Plus tard, Bertrand, avec sa nouvelle devise « Notre Dame Guesclin », triomphe de ses adversaires, remportant impatient le tournoi. Pressé de rentrer, il abrège même l’hospitalité de Charles de Blois, surpris, et abandonne également ses compagnons de retour au bout de quelques lieues…

Alors qu’il atteint les limites de son domaine, une désagréable impression l’assaille : Il traverse des hameaux dévastés et abandonnés, qui finissent de se consumer ! Plus loin, il dépasse des paysans choqués, qui ne peuvent s’expliquer.

Il pousse sa monture, arrivant enfin…

 

Dans la cour du château, d’autres paysans s’empilent, à la recherche de protection. Bertrand se fraie un chemin dans l’agitation, finissant par trouver son père…

Face à ses questions, celui-ci le met au courant des derniers événements : Le Duc Jean II est mort et son demi-frère, Jean de Montfort, profitant de l’absence d’héritiers directs, revendique la succession. Qui, pour forcer la main des Grands de Bretagne, a pris les principales places fortes du pays, après s’être allié aux Anglais !…

 

Tandis qu’ils devisent, les deux hommes parviennent dans la chapelle. Là gisent des corps inertes. Tout à coup, Bertrand s’effondre devant celui de… Mélisande !

Son père lui apprend alors que ses gens ont été attaqués par des Anglais qui rejoignaient Rennes justement. Et, Mélisande, qui s’était rendue chez un forgeron voisin afin de lui acheter un couteau de chasse, a été prise et massacrée, comme tous les habitants du hameau !

Devant ce drame, Bertrand reste un moment hébété, avant de s’enfuir en hurlant !…

 

Peu après, il rejoint « sa » clairière à cheval. Chassant sa monture, il se saisit alors d’une hache, entreprenant de démolir leur cabane.

Pendant des heures, il cogne, brise, casse ce qui fut le lieu de leurs rendez-vous…

Enfin, épuisé, il tombe à genoux, la voix cassée…

 

La nuit recouvrant lentement la forêt, tandis que des loups hurlent au loin et que la Bretagne s’arme pour une guerre qui promet d’être longue et fratricide, Bertrand sanglote doucement…

Publié dans : Non classé | le 19 novembre, 2006 |2 Commentaires »

Intermède québécois : « Gaby-sitter » : la guêpe (synopsis)

« GABY-SITTER »

La guêpe

Fin d’été à Montréal. Tandis que la canicule règne sur la Belle Province, Paul, voulant profiter de la dernière semaine de congés avant la rentrée scolaire, propose à Gaby et à sa mère de les emmener faire du canoë quelques jours. Celles-ci acceptent avec enthousiasme, se disant pressées de quitter l’air étouffant de la ville pour la fraîcheur des bois et des lacs.

Ils préparent donc leurs bagages, avant de rejoindre la gare routière en métro. Un bus les attend, qui les transporte alors jusqu’à St Michel-des-Saints, siège du club « Québec-canoë ».Ils installent leurs tentes pour la nuit, avant d’aller avaler une pizza avec leur guide…

Le lendemain, ils se réveillent dans la fraîcheur de la rosée matinale, et déjeunent de pancakes bien consistants avant de rejoindre l’embarcadère.

Là, ils chargent les canots sur les flotteurs d’un hydravion, avant de décoller pour le lac Potherie…

Une demi-heure plus tard, l’avion les abandonne sur une langue de sable, au bord du lac. Lorsque le guide leur annonce qu’à partir de cet instant ils sont coupés du monde, en autonomie complète pour trois jours, Carole DUBOIS se demande si elle a bien fait d’accepter cette expédition ?

Mais il est trop tard pour revenir en arrière, aussi, après une petite séance d’initiation au maniement du canoë, c’est le départ…

Durant le reste de la journée, ils cheminent au fil de l’eau, entourés seulement des sapins et des nuages. Ils s’arrêtent pique-niquer à midi, avant de repartir afin d’aborder la rive opposée avant la nuit.

Enfin, en début de soirée, ils accostent…

Paul profite des derniers rayons du soleil pour monter les tentes avec le guide, avant que celui-ci ne lui montre comment allumer le feu avec de l’écorce de bouleau. Pendant ce temps, Carole DUBOIS prépare des hamburgers avec Gaby, trop heureuse que sa mère ait pu les accompagner. Après le repas, le guide leur raconte quelques anecdotes sur les animaux sauvages, qui font frissonner la petite fille, puis tout le monde va se coucher, éreinté par cette journée en plein air…

Le lendemain matin, nouveau départ. Cette fois, le paysage change lorsqu’ils passent dans un autre lac, celui-ci, peu profond, les obligeant même à se frayer un chemin à travers les roseaux par moments…

Au cours de la journée, ils observent divers oiseaux, oies et autres prédateurs, à la plus grande joie de Gaby, avant de s’arrêter pour cueillir des bleuets qu’ils dégustent en dessert…

Puis c’est un nouveau bivouac : Ils accostent en fin d’après-midi près d’une cabane de chasseurs. Celle-ci étant déserte mais ouverte à tous, ils s’y installent, Mme DUBOIS préférant manger à table et dormir sur un lit que sur le sol.

N’ayant pas de tente à monter, Paul en profite pour piquer une tête dans l’eau claire du lac, bientôt suivi par Gaby que sa mère autorise à en faire autant, se gardant bien quant à elle de plonger, trouvant l’eau beaucoup trop froide…

Paul allume ensuite le feu pendant que les femmes préparent le repas. En attendant que celui-ci soit prêt, le guide propose alors au garçon de trinquer avec un verre de « Caribou » ? Paul accepte de bon cœur et lève son verre à ses lèvres pour goûter l’alcool local.

Alors qu’il avale la première gorgée, il pousse tout à coup un cri de douleur : Une guêpe, qui était dans le verre, lui a piqué la langue avant de s’envoler !…

(à suivre…)

Publié dans : Non classé | le 18 novembre, 2006 |Pas de Commentaires »

« Gaby-sitter » : la guêpe (suite et fin)

 

Le garçon a du mal à garder son calme, tellement la douleur est vive. Ne trouvant rien d’autre à lui offrir, le guide lui donne deux cachets d’aspirine qu’il sort de sa trousse de secours.

Mais la langue de Paul commence bientôt à gonfler, l’empêchant de respirer normalement…

 

Voyant cela, le guide décide alors d’aller chercher du secours sur la rive opposée, connaissant un trappeur qui a une radio. Il remet son canot à l’eau et commence à pagayer…

Pendant ce temps, Carole DUBOIS ne sait que faire pour soulager Paul. Le garçon étouffe de plus en plus, et Gaby est désespérée de voir son ami dans cet état…

 

Tout à coup, ne pouvant plus parler, Paul s’empare d’une feuille de papier afin de noter un mot : « Trachéotomie » !

Mme DUBOIS craint de ne pas comprendre ; mais Paul lui explique par gestes qu’elle doit lui pratiquer cette intervention : Faute de quoi il risque de mourir étouffé !… N’ayant aucune idée quant à la façon de procéder, celle-ci tente de le dissuader.

Puis, voyant qu’il tourne de l’œil, elle se décide à agir…

 

Carole Dubois s’oblige alors à retrouver une respiration moins rapide, avant d’approcher une lame de couteau près des bougies pour la désinfecter. S’efforçant toujours de garder son calme, elle enfonce ensuite la lame dans la trachée-artère de Paul, étendu sur la table.

Puis, démontant rapidement un stylo de Gaby, elle en glisse le tube dans l’ouverture pratiquée, permettant ainsi à Paul de respirer à nouveau normalement. Elle nettoie enfin la plaie, puis s’assied à côté du garçon pour attendre les secours…

 

Ceux-ci arrivent une heure plus tard en hélicoptère.

Paul est aussitôt évacué sur Montréal, avec son stylo toujours dans le cou.

Rassurée, Carole DUBOIS s’endort avec sa fille…

 

Deux jours plus tard, elles retrouvent Paul à sa sortie d’hôpital. Son cou a nettement dégonflé et, lorsque Gaby lui demande s’il l’emmènera quand même en canoë une autre fois, il lui répond que oui !

Par contre il arrête l’alcool : Bien trop dangereux pour la santé !… 

Retrouvez ce synopsis et bien d’autres dans « Méli-mélo »

Editions Le Manuscrit – 21.90€

Auteur : Denis Roy

ISBN 2-7481-6228-5

Disponible sur le site de l’éditeur www.manuscrit.com,

ou sur www.amazon.fr, www.chapitre.com,

ou tout bon libraire! Bonne lecture!…

Publié dans : Non classé | le 18 novembre, 2006 |1 Commentaire »

La Maison-Fort, croquis d’après une reconstitution parue au XIXème siècle !

lamaisonfort.jpg

Publié dans : Non classé | le 14 novembre, 2006 |Pas de Commentaires »

« LA » légende de Maison-Fort : racontée par el’ Rouger, donc… en patois !

La légende de Maison-Fort

 

J’m’en vas vous raconter eun’ histouére, qui s’étint passée à Maison-Fort y’a ben longtemps : d’après l’Rouger qu’é du coin, ça r’montr’ait même à l’époque des preumiées seigneurs de St Vrain, du temps d’Gibaud pis d’son frée l’Renaud Rongefer ! C’est di’e qu’c’est pas d’hier, p’utout du preumiée siècle de la Maison Forte, vers les an-nées 1400, 1450. (Pas ben loin d’la Jeanne quoué !)

C’étint pas des commod’s les maît’s dé ceux temps-là, pis, ils l’taint pas tend’s anvec el’ pour’ mond’, ça c’est sû’ !

Pou’ gouvarner l’domain’ dé Maison-Fort, ç’atint un pareil à eux, p’têt’ même un d’yeu parent pardjé : un chevalier, un ancien militér’anvec un terrib’ caractér’ ! Qui l’tint marié anvec eun’ gent’ femme, aussi douce et bounn’ qu’i’ l’tint maûvais. Pis ils l’avint deux gent’s filles itou, ben charmantes ma foué, eun’ blonde pis eun’ nouéraude !

Ben sû’, el’ chât’lain possédait tout’s les terres à ‘lentour. Pis ses farmiers i’ y’ d’vint un grou’ louéyer, soit en argent, mée l’pus souvent en natu’e.

Or y’ad’vint eun’ fouée, qu’y’en a un qu’avint pas récolté grand-chou’e detpis ben longtemps, troué quat’ an-nées quoué, c’qui fit qu’i’ peuvint pas payer ! (P’têt’ qu’i’ y  m’éttint pas ben d’la boun’ volonté non pus l’animau ?!)

Toujou’s est-il qu’el’ maît’ el’ fit v’nie, pis i’ y promit d’el’ mett’ en prison, si i’ payint pas c’qu’i’ y devint !

Ben sû’, l’aut pus rin y répond’ ! Alors el’ chât’lain s’mit dans eun’ rogn’ nouér’ (voui, i’ l’tint un peu coléreu’ itou !) : pis i’ condamn’ el’ pou’r houmm’ à un supplice inimaginab’, coum’ on n’en avint jamée vu par cheu nous : nout’ farmier i’ s’rin attaché en haut d’eun’ tour du châtiau, là-d’ssus la terrasse qui dominint les foussés, pendant qu’su’ eun’ aut’ en face, on mett’rait l’pus grou’ d’ses boeu’ d’sa ferm’ ! (I’ n’en avint qu’deu’ l’pou’r houmm’, dé tout’ façon !)

Pis ça s’rint à ceu’lui qui mourrint l’promier !

Si c’étint l’farmier, el’ chât’lain gard’rait l’boeu’ en compensation, mée si par hasard c’étint l’animau, alors nout’ boun’ houmm’ aurait la vie sauve, pis s’rait exempté d’impô’ pou’ l’an-née !

Ah ça, un ben drôl’ de châtiment pou’ sû’ ! Pasque l’avint gué’r de chance de s’en sorti’e nout’ paysan, dam’ !…

(à suivre…)

Publié dans : Non classé | le 14 novembre, 2006 |Pas de Commentaires »

« LA » légende de Maison-Fort (suite et fin!)

Aussi, que croyez vous qu’i’ l’advint ? Ben i’ fut fait coumm’ i’ l’avint dit : anvec tout un systém’ eud’ cord’s, dé courroués pis d’mouf’s, en arcandant ben longtemps, on réussi quand mêm’ à djuicher l’bestiau en haut d’la tour nord. ( Un ben grou’, ben gras anvec eun’ belle paire dé corn’s)

L’farmier fut monté pis fic’lé itou su’ la tour d’en face, pis l’supplic’ commença !…

L’souér arriva. I’ s’endormint tertous les deux, l’houmm’ pis la bêt’. Pis au matin, quand i’ s’réveillont, i’ se r’mettint d’bout ensemb’, pis i’ se r’gardint là, les yeux dans les yeux : l’boeu’, ben surpris dé se r’trouver là ben sû’, pis l’houmm’ qui ‘r’gardint sa bêt’, ben désolé l’avouér’ si ben nourrie ma foué ! Sû’ qué pou’ lui, l’affée semblint ben mal emmanchée, mée bon, ça y’aurait-y quoué changé d’trapigner, d’gigotter pis d’hûcher coumm’ un viau ? Hein ?

P’têt’ qu’anvec el’ temps, l’maît’ aura pitié pis laiss’ra r’descend’ ?…

Rin à fée : pus l’temps avance, pus les heur’s, les jours, les nuits passont, rin n’arrive ! (La situation commencint à dev’ni’ quaïment int’nab’, voui ! )

Les paysans du vouésinage i’ vouéyont ça : l’boeu’ qui pouss’ dé ceux bahourlis, l’houmm’ qui braillint, qu’i’ l’app’lint au s’cours, pis sa femme anvec ses gâmins qui v’nint l’vouér tou’ les jours, là, en bas d’la tour ! C’étint-y pas malheureux tout’ c’t'histouér’!…

Mée rin à fée : el’ chât’lain i’ v’lint pas en demord’ !

Alors ben sû’, sa femme pis ses deux gentes gamines à sont bin désolées d’un spectac’ pareil ! All’ l’essayont bin dé l’fée changer d’avis… mée « ouin » !

Enfin, un jour qu’el seigneur étint parti chasser dans les boués d’St Fargeau, pas ben loin d’là à Boutissaint, les deux ch’tites qui jouint dans l’pré en conterbas detpis des an-nées, all’ ont eun’ idée : a’ lançont eun’ ch’tite ficelle accrochée à un caillou en haut d’la tour de l’houmm’, tout content d’s’en saisi’, pis ayant compris yeux esplications, i’ fée r’descend’ la cord’ d’lout’ coûté, dans la cour du châtiau ! Lavou qu’c’est qu’les gamines pis yeu’ mée a’ l’avint préparé un pagnier, plein d’affées boun’ à manger pis à bouér’ !

All’ l’attachont l’anse à la ficelle, pis mon farmier de r’monter tou’ ça, pis d’fée un sacré r’pas !…

Pis dé r’commencer la mêm’ affée, chaque foué qu’el’ seigneur i’ s’en allint du châtiau, visiter son domain’ ! Si ben qu’au bout d’tioques temps, v’là-t’i pas qu’nout’ gâ’s i’ s’mettint à chanter pis à flûter… pendant qu’son pour’ boeu lui commencint à dépéri’e, pardjié !

Tant ben qu’un beau jour, arriva c’qu’i dévint s’produir’ : l’pour’ animau mourut pour dé bon, pis nout’ farmier fut ensauvé !

Ben sû, el’ chât’lain eut du mal à n’en crouére ses yeux, mée bon : i’ fit coumm’ i’ l’avint dit !

Il a laissé l’farmier r’decend’ dé d’ssus la tour, qu’étint tou’ dru à c’t’heu’e, pis non seû’ment i’ y fit cadeau d’ses dettes, mée en plusse i’ y donna mêm’ de quoué aj’ter un aut’ boeu pou’ remplacer l’aut’, qu’étint mort su’ la tour de la faim ! (Qui garda donc el’ nom, detpis c’temps là !)

Paraît mêm’ qu’i’ y fit construir’ eun’ ch’tite arcand’rie, là juste en face du châtiau, pis qu’i’ l’établit coumm’ gérant ed’ d’toutes ses terres !

(Enfin, c’est c’que m’a raconté l’Rouger, qu’é maint’nant dans les lieux !)

Voilà lée amis, la légende de Maison-Fort ! Pis la raison d’ce nom : la Tour de la faim !

(voir photo ci-après!)

 

A ben tou’ pour eun’ aut’ histouére en patoué !….

Publié dans : Non classé | le 14 novembre, 2006 |1 Commentaire »

La Tour de la faim

latourdubl.jpg

Publié dans : Non classé | le 14 novembre, 2006 |Pas de Commentaires »
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